La reconstitution du mausolée de Vervicius et Vervicia, tel qu’il est encore aujourd’hui présenté, a été réalisée en 1984 par Louis Lefèbvre, ancien conservateur du musée d’Arlon. En analysant les blocs, il a constaté que six d’entre eux pouvaient être replacés au sein d’un même monument, de par leur matériau, leur géométrie et leur lieu de découverte commun. Il considéra que les quatre blocs présentant des scènes s’agençaient en carré et reposaient sur deux piliers vers l’avant et contre un autre édifice à l’arrière. De même, une grande dalle carrée et taillée en biseau a été découverte lors des fouilles. Celle-ci, selon lui, pouvait constituer, au moins en partie, la couverture du mausolée.
Dessins de la proposition de reconstitution par Louis Lefèbvre (d'après L. Lefèbvre, 1981)
Toutefois, par-dessus cette corniche, il plaça librement la reconstitution d’une pyramide dominée par une pomme de pin. Quant à la base du monument, celui-ci devait être supporté sur un socle, qui ne fut toutefois pas reconstitué au musée par manque de place. Les pierres d’origine restent néanmoins bien visibles et tranchent visuellement avec les éléments reconstitués.
Reconstitution du Mausolée en 1984
La reconstitution qui est encore aujourd’hui présentée au musée n’est donc que partielle et sujette à discussion. Celle-ci était inévitablement soumise à une question de place disponible, rendant nécessaires certains ajustements. C’est notamment le cas du socle, généralement assez haut, qui devait supporter le monument funéraire. En outre, quatre piliers ont été placés pour supporter les blocs, alors que l’étude tend plutôt à démontrer que seuls les deux placés à l'avant existaient, tandis que la partie arrière reposait probablement sur un petit muret, lui-même appuyé contre un autre édifice