En 1979, Louis Lefèbvre profite du réaménagement du café au coin de la Grand-Place, près du lieu-dit « la Breck » pour poursuivre ses observations à la base de la tour découverte 15 ans plus tôt. Au total, 23 blocs sculptés du IIe ou IIIe siècle apr. J.-C. furent découverts à la base d’une des tours de l’enceinte romaine, comme le relate l’archéologue :
“On atteignit assez rapidement la base d’une des tours de l’enceinte romaine, laquelle était encore connue au Moyen Age sous le nom de Vichturm. Poursuivant leurs travaux, M. M. Patrick et Serge Thivoyon, André Debeux, Elzo Garofano et Jean-François Bar découvrirent les premiers blocs sculptés constituant l’assise du rampart. [...] Le premier fragment à avoir été aperçu fut celui représentant le Cortège de Bacchus, une très belle sculpture [...].
Au cours des jours qui suivirent, plusieurs autres blocs furent ramenés à la surface grâce à l’installation d’un plan incliné partant du fond du puits creusé dans la cave et aboutissant dans l’escalier de la Breck. Malheureusement, les subsides étant épuisés il fallu interrompre les travaux [...]”.
Schéma des fouilles de 1979-1980 montrant les différents blocs découverts (© L. Lefèbvre, 1983).
La découverte fut assez exceptionnelle puisque les six blocs du mausolée ont été trouvés ensemble. Cette fouille livra également des fragments de décors architecturaux, une tombe à incinérations et des morceaux de colonnes.
En 1983, les propriétaires ont mis en « dépôt perpétuel » l’ensemble des fragments à l’Institut Archéologique du Luxembourg. En 2013, le monument fut classé comme patrimoine exceptionnel de la Fédération Wallonie-Bruxelles.