Sur ce relief extérieur, placé sur la face gauche du monument, nous pouvons observer le triomphe de Dionysos (Bacchus, chez les Romains) au retour de la campagne des Indes. Dans cet épisode, Dionysos doit prouver sa valeur face aux autres dieux. Il part donc conquérir les lointaines Indes, avec l’aide de ses satyres* et de ses ménades*. Il y affronte de nombreux ennemis et en convainc une partie en leur faisant découvrir le vin. Le cortège de Dionysos et le triomphe indien connaissent un grand succès dans l’Antiquité. Cette scène a donc été représentée de nombreuses fois. Avec le temps, les représentations de ce dieu se feront de plus en plus dans des contextes funéraires. On se tournait alors vers lui et son thiase (cortège d’une divinité, en particulier de Bacchus) pour demander la protection des morts.
En regardant de plus près notre relief, on peut voir Dionysos au centre, représenté couché sur un char à deux roues, accompagné de son cortège. Le dieu du vin se montre ici avec un visage juvénile et imberbe, coiffé de cheveux bouclés, illustrant sa jeunesse éternelle. Il tient un canthare dans la main droite et son bras gauche est appuyé sur le rebord du char, un thyrse (sceptre) dans la main. Le même char est tiré par deux panthères, animal fétiche du dieu, guidées par une ménade*. À l’arrière du char, Silène* à la barbe hirsute souffle dans une corne et porte un vêtement noué au bas du ventre. Ce dernier est suivi d’un satyre, tenant également un thyrse.
*Satyre : créatures mythologiques qui sont généralement associées à Dionysos. Ce sont des êtres mi-homme et mi-animal, avec des oreilles, une queue et des pieds de chèvres.
*Silène : il est considéré comme le père adoptif de Dionysos, à qui on confie l’éducation du jeune Dionysos. Il est souvent représenté sous les traits d’un vieillard joyeux, pas toujours très beau.
*Ménades (ou bacchantes chez les Romains) : Compagnes de Bacchus, mais ce mot désigne également les femmes qui célèbrent les fêtes en l’honneur du Dieu.